MATIN HEC AVEC PATRICK KRON

Matins HEC / Heure H - 1245 vues - 52 participants
jeudi 26 janvier 2017
08:15 - 09:30
Pavillon Vendome
PARIS FRANCE
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MATIN HEC AVEC PATRICK KRON PDG d'Alstom entre 2003 et 2016
Président de PKC&I et de Truffle Capital
« Rude et abrasif ». Ainsi Patrick Kron est-il qualifié par Guillaume Pepy, le patron de la SNCF… qui l’a précédé de quelques semaines aux Matins HEC. « Mais c’est le meilleur dans son domaine, celui d’un patron d’entreprise privée n’ayant que des Etats comme client. » Ce joli compliment date de 2015, au moment où le patron d’Alstom avait pris la décision de quitter l’entreprise, après en avoir vendu la plus grosse branche, celle de l’énergie, à General Electric.
Changement d’orientation complet pour l’un des PDG les plus en vue du Cac, puisqu’il a pris la présidence de Truffle Capital en octobre 2016, une société de capital-investissement qui a investi ses 750 millions d’en-cours dans des pépites de la technologie et de la santé, et dont le fleuron est Carmat. Est-ce à 63 ans une semi-retraite ? Le mot convient mal à cet hyperactif qui avoue « Je ne peux pas perdre », y compris au golf. Mais c’est à coup sûr une autre vie pour celui qui n’avait pas de plus grand plaisir que de secouer ses milliers de collaborateurs, une qualité qu’il a formidablement utilisée pour sortir Alstom de l’ornière quand l’entreprise s’est retrouvée au bord de la faillite en 2003.
Le manager éruptif, qui surjoue ses colères, a appris à se calmer : au conseil d’administration de Sanofi (depuis 2014), il a été d’un très grand appui pour régler sans fracas la succession de Chris Viehbacher, le manager germano-canadien qui s’était moqué de la gouvernance du groupe pharmaceutique, et trouver en Olivier Brandicourt un nouveau directeur général, fut-il doré sur tranche.
Car Patrick Kron n’a pas de problèmes avec la question polémique de la rémunération des patrons, et le fait savoir. Agacé à chaque fois que les politiques ou les médias s’emparent du sujet, il sort son franc-parler. Interrogé en 2012 par Challenges sur la loi visant à limiter le salaire de président d’une entreprise publique à 20 fois le salaire minimal qui y était versé, il avait répondu vertement, après avoir rappelé qu’Alstom était une entreprise privé : « Si les actionnaires considèrent que je suis trop payé, ils me le diront et j’irai faire autre chose ». Ils le lui ont dit en 2015, mais il avait déjà décidé de partir…

Auteur :
Sophie Bonn-Cleret

Staff
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Lieu
7, Place Vendôme
75001 PARIS
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