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DIGITAL@HEC : UNE FORMATION D’EXCELLENCE

  • 8 févr. 2016
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  • Catégorie : Digital
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  • Auteur : Revue HEC
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Depuis 17 ans, HEC enseigne le digital. Aujourd’hui : 1 centre digital, 1 Chaire, 5 académies e-business, 2 certificats… HEC Paris met le digital au cœur de sa stratégie !

Saviez-vous que le tout premier cours de digital marketing de France a vu le jour dans le programme Grande École d’HEC en 1998 ? Et qu’HEC Paris est aujourd’hui l’une des business schools européennes les plus en pointe sur le sujet ? Son offre en e-business, qui irrigue l’ensemble de ses programmes, va bien au-delà d’un simple corpus de cours académiques : l’enseignement du digital à HEC met en effet en application les principes du “learning by doing”, dans lequel sont impliqués entreprises partenaires et réseau d’anciens. Afin de valoriser encore davantage les multiples atouts d’HEC dans le numérique, un Centre Digital vient d’être lancé. Dirigé par Julien Lévy (H.90), il a pour mission de développer et de soutenir les nouvelles initiatives pédagogiques mais également d’accroître les synergies sur le Campus. Car aujourd’hui, tous les programmes d’HEC, sans exception aucune, innovent en matière d’enseignement du digital.

CAMPUS EN VOIE DE DIGITALISATION ACCÉLÉRÉE

Ainsi, en sus de ses deux électifs digital marketing et innovation digitale, rapidement devenus des “classiques”, et de l’Entrepreneurship Track dirigé par Michel Safars, le MBA vient de développer des contenus plus nouveaux et exclusifs : “Le cours Big Data et Business Analytics vise à former des dirigeants et des consultants capables d’identifier les opportunités de croissance liées à l’exploitation intelligente des quantités exponentielles de données électroniques désormais disponibles, explique Bernard Garrette (H.95, D.91), directeur délégué du MBA. Et en mars 2015, nous avons organisé avec IBM la première édition internationale de la “Watson Case Competition”. Les étudiants MBA y participant devaient proposer des applications business – dans le domaine médical, du conseil, etc. – intégrant un système informatique d’intelligence artificielle développé par IBM.”

Du côté de l’Executive Education, qui propose déjà des formations sur le marketing digital, le Big Data, et un programme certifiant “Pilotage de la Transformation Digitale”, le CESA “Direction Marketing” vient d’être refondu pour inclure davantage de contenus numériques. Le programme EMBA n’est pas en reste, puisqu’une toute nouvelle spécialisation, Leading Digital Transformation, vient d’être lancée. Cœur du réacteur HEC, la Grande École voit une part croissante de ses enseignements se teinter de numérique. Signe des temps, la Majeure Marketing est en voie de digitalisation : elle accueille désormais deux nouveaux cours digitaux. Celui déjà enseigné depuis 2012 par Vincent Fraitot (E.10), professeur affilié et directeur de vente-privee consulting, s’est étoffé : “Initialement, c’était un électif de 18 heures enseigné en français. C’est désormais un cours obligatoire de 21 heures, en anglais. Je fais venir à chaque cours des intervenants du monde du digital (France Télécom, Club Med, My Little Paris) qui témoignent de leur expérience opérationnelle et j’organise une visite chez vente-privee.com.” Bien entendu, l’e-business fait l’objet de cours et cursus dédiés : cours électifs et Académies en 1re et 2e année, certificats en 3e année et spécialisation à part entière avec la Majeure Digital, ex-Majeure Management des nouvelles technologies (MNT), qui vient elle aussi d’être refondue (voir encadré) pour mieux répondre aux attentes des étudiants et des entreprises.

GRANDS GROUPES RECHERCHENT MANAGERS DIGITAUX

“HEC a pour vocation de former de futurs entrepreneurs et décideurs du monde digital. Nous préparons donc nos étudiants à créer des start-ups mais également à gérer la transformation digitale, ce phénomène qui conduit les grands groupes, tous secteurs confondus, à repenser entièrement leurs activités à la faveur de la révolution du numérique et du Big Data. Les entreprises recherchent des collaborateurs capables d’appréhender ces enjeux stratégiques, qui impactent l’ensemble de leurs métiers et de leurs fonctions corporate”, explique Eloïc Peyrache, directeur délégué de la Grande École. “Dès la création de la Majeure MNT, il y a quatorze ans, nous avons formé les étudiants à ces deux dimensions, souligne Julien Lévy. Cependant, nous nous sommes aperçus que si la grande majorité d’entre eux se tournaient vers l’entrepreneuriat, les start-ups et les entreprises technologiques ou le secteur du conseil, très peu rejoignaient les grands groupes, qui ont pourtant absolument besoin de recruter ces profils. C’est pourquoi nous avons créé en 2014 un certificat “Digital Transformation”, qui s’est révélé être un grand succès.” Aux grands groupes donc de savoir séduire les digital natives en leur faisant confiance et en leur donnant des responsabilités “d’intrapreneurs”. AXA, partenaire du Centre Digital et sponsor de la Chaire Stratégie et Big Data, semble particulièrement exceller dans cet exercice. Dans le cadre de la Majeure MNT, Philippe Tisserand (H.13) a ainsi eu l’opportunité de réaliser une mission de trois mois pour le groupe, à la demande de Godefroy de Colombe (H.98), PDG de Direct Assurance : “J’ai étudié les opportunités que les nouvelles technologies ouvraient pour le groupe et ses filiales. Nous avons émis une recommandation sur une application mobile qui a donné naissance à l’offre d’assurance auto connectée YouDrive, dont j’ai rejoint l’équipe.” Responsable des opérations de YouDrive, Philippe apprécie la flexibilité et la réactivité de cette petite structure autonome qui bénéficie de la sécurité et des moyens d’un grand groupe. Autre “intrapreneur” heureux, Antoine Denoix (H.08), cofondateur de la start-up fifty-five, a rejoint le groupe AXA afin de l’accompagner dans sa révolution numérique. En charge de trois métiers différents, distribution digitale, services digitaux et data, il s’attache à “faire bouger les lignes de l’entreprise, en y développant de petites structures entrepreneuriales de proximité, agiles et souples, fonctionnant comme un écosystème de start-up.”

BIENVENUE DANS L’ÈRE DU LEARNING BY DOING

“Dans le digital, une bonne stratégie ne suffit pas, l’opérationnel est primordial, souligne Antoine Denoix. La Majeure MNT d’HEC m’a apporté un précieux bilinguisme business/IT. Je n’ai pas seulement appris à développer une stratégie numérique mais également à la mettre en œuvre : lancer un site web, une application mobile, etc.”

“Le digital ne s’enseigne pas comme les autres matières : l’empirique y a la part belle car le savoir est constamment en évolution, confirme Julien Lévy. Les étudiants doivent apprendre par la pratique, en étant plongés dans le bain.” “La légitimité d’une business school comme HEC repose sur sa capacité à accompagner les étudiants dans des expériences de mise en situation fortes, leur permettant de pratiquer le learning by doing”, ajoute Eloïc Peyrache. Une philosophie qui est un véritable fil rouge tout au long des cursus proposés.

Vincent Fraitot, qui œuvre au rapprochement entre HEC et les entreprises à travers l’Académie Digital Transformation et le Certificat du même nom, qu’il codirige avec Julien Lévy, en témoigne : “Dans l’Académie, après trois jours de conférences et de formation, les étudiants de 2e année font une mission de deux semaines et demie en entreprise : coachés et briefés sur une problématique précise, ils l’étudient par petits groupes avant d’émettre leurs propositions. Ils sont ravis de cette expérience terrain… et les entreprises également, car elles sont friandes de leurs points de vue de digital natives.” Le Certificat s’adresse à des étudiants plus expérimentés, de 3e année : des quasi-diplômés. “Ils travaillent en équipe avec des développeurs d’Epitech ou de l’école 42 et des designers d’e-artsup sur des sujets précis apportés par des entreprises, auxquelles ils doivent un vrai rendu opérationnel : création d’un site, d’une application mobile… Ils produisent des solutions de qualité professionnelle. Là aussi, étudiants et entreprises se montrent enchantés des résultats. C’est du win-win !” Le Certificat Digital Transformation attire d’ailleurs une grande variété de profils, issus de tous les programmes d’HEC. Valérie Hawley (E.15), coach de start-ups digitales, est enthousiaste : “Il est indispensable pour les Executives MBA de comprendre le monde du digital afin de s’adapter aux changements qu’il génère. Les missions pratiques effectuées en entreprise m’ont permis de faire équipe avec des étudiants HEC et 42 d’une vingtaine d’années. Ce mix de générations a été très instructif pour moi : non seulement les Y travaillent différemment de nous – par exemple, ils communiquent en permanence par les réseaux sociaux plutôt que par mail – mais j’ai été concrètement confrontée à la problématique de gestion d’une équipe maîtrisant mieux que moi tous les outils digitaux. Une telle mise en situation m’a permis d’appréhender très concrètement les problématiques de leadership qui peuvent se poser à un EMBA.”

DES RÉUSSITES ENTREPRENEURIALES À FOISON

Depuis son entrée dans l’ère Internet, HEC a été le creuset de centaines de réussites entrepreneuriales liées au digital. Si parmi ses rangs on ne présente plus les pionniers du web à la française, tels que Pierre Kosciusko-Morizet (H.98), fondateur de PriceMinister, Pauline d’Orgeval (H.92), créatrice de 1001 listes, et bien d’autres, la jeune garde a depuis pris la relève : Céline Lazorthes (M.08), qui a lancé la plateforme de collecte Leetchi.com, Andreï Vestemeanu (M.10), l’initiateur de la solution web et mobile d’animation de réunions Wisembly, ou encore Jonathan Benhamou (H.07), cofondateur de Novapost (devenu PeopleDoc), leader de la digitalisation des documents et demandes RH en Europe. “Depuis 2000, plus de 60 % des entreprises créées par les HEC Entrepreneurs sont dans le domaine du digital”, explique Arthur Saint-Père (H.07), fondateur avec Guillaume Heinz (H.07) de Dolead.com, société d’optimisation des achats publicitaires sur Internet.

“Les entreprises digitales créées par les diplômés de la Grande École sont majoritairement positionnées sur des innovations de services, analyse Eloïc Peyrache, car c’est là où ils peuvent créer le plus de valeur. Tout récemment, Doctolib, une start-up créée par Stanislas Niox-Chateau (H.10) et permettant la prise de rendez-vous médicaux par Internet, vient encore de lever 18 millions d’euros pour son troisième tour de table”, souligne-t-il. Ces dernières années, les réussites viennent de plus en plus fréquemment d’équipes mixtes, formées par des étudiants d’HEC associés à des ingénieurs, des designers ou des développeurs, les différents cursus pédagogiques proposés (Spécialisation Digital – Entrepreneur de la Majeure Digital, Certificat Digital Entrepreneur) permettant le brassage de ces profils complémentaires. C’est ainsi qu’en 2013 le tandem entre Mohamed Errbel (M.13) et Romain Sylvain, étudiant d’Epitech, a remporté le premier challenge de start-up du numérique organisé par l’université de Stanford avec son projet Goopil.

UNE “DIGITALE CONNEXION” HORS DU COMMUN

L’enseignement du digital à HEC se nourrit de ce fabuleux réseau de diplômés entrepreneurs, qui font profiter les étudiants de leur expérience du numérique en tenant auprès d’eux un rôle de coach, voire en créant des cours sur le Campus. Arthur Saint-Père a ainsi monté le tout premier électif d’entrepreneuriat digital à HEC. Destiné aux étudiants de deuxième année, il est composé de douze séances de trois heures et fait intervenir des pionniers du numérique ; Jacques-Antoine Granjon (ventes-privee.com) ou Marc Simoncini (Meetic) sont venus y témoigner : “Car je trouve important que les étudiants rencontrent des gens du métier, des entrepreneurs, afin qu’ils puissent s’identifier à eux, mais également découvrir l’envers du décor”, explique-t-il. Résultat : le cours d’Arthur a fait un carton. Devenu professeur affilié, il enseigne maintenant également dans les Majeures Entrepreneur et Digital. “Le numérique a le vent en poupe ! Les étudiants d’aujourd’hui sont bien plus “pros” que je ne l’étais à leur âge. C’est lié à la maturité de l’industrie d’Internet”… et sans doute aussi à la qualité de l’accompagnement proposé par HEC !

Guillaume Le Dieu de Ville (M.06) qui, sitôt diplômé, a fondé en 2007 la start-up de cours particuliers de langues en ligne Lingueo avec son camarade Arnaud Portanelli (M.06), témoigne de la force de ce “réseau dans le réseau” : “L’école m’a beaucoup apporté, tant par son approche, académique et concrète, que par les multiples rencontres qu’elle m’a permis de faire : les autres étudiants, aux profils atypiques et variés, et notamment des ingénieurs, ainsi que les intervenants issus du réseau HEC, tous d’une qualité exceptionnelle. La Majeure Digital, organisée autour de la réalisation de projets, est une formation qui soude : sur une trentaine de diplômés en 2006, nous sommes quinze à nous retrouver chaque mois.” C’est donc tout naturellement que Guillaume est resté proche d’HEC : “L’école m’a beaucoup donné, je voulais apporter ma pierre en retour. J’ai été séduit par la nouvelle spécialisation Digital - Entrepreneur [voir encadré] que j’ai voulu codiriger, car elle apporte aux étudiants un environnement propice à l’éclosion de leur projet entrepreneurial : j’en aurais rêvé à la fin de mes études ! C’est un programme unique, destiné à servir de rampe de lancement aux start-ups naissantes. Il est primordial de soutenir les étudiants lorsqu’ils se trouvent dans cette phase d’accélération de leur projet, car il est très difficile de boucler sa formation HEC tout en montant son entreprise”, rappelle-t-il. Dont acte : “Deux étudiants fondateurs d’une start-up viennent de signer avec Google un contrat qu’ils ne pouvaient refuser, relate Fabrice Graff, en charge de la coordination administrative de l’ensemble des programmes digitaux de la Grande École. Mais ils doivent gérer, en parallèle de leur start-up, leurs cours de Majeure. D’autres reçoivent des propositions alléchantes de la Silicon Valley alors qu’ils n’ont pas achevé leurs cursus. Or, ce genre de configuration est amené à se multiplier à l’avenir. La Majeure connaît un véritable boom, ses candidatures ont triplé en trois ans et nos nouvelles recrues arrivent chaque année avec un bagage technique toujours plus élevé.” Heureusement, l’équipe pédagogique et les anciens de la Majeure MNT sont là pour les aider à relever ces défis, rançons du succès de la galaxie digitale à HEC !

 

DIGITAL@HEC EN CHIFFRES

5 Académies e-business

2 Certificats : Digital Transformation (120 participants) / Digital Entrepreneur (80 participants)

1 chaire : AXA Digital Stratégie digitale et Big Data

1 tout nouveau Centre Digital avec comme sponsors AXA, Air France et Orange

70 étudiants en Majeure Digital (ex-MNT) : 55 HEC, 15 Telecom Paris

650 anciens de la Majeure Digital

Depuis 15 ans, des centaines de start-ups créées

 
 

HEC-42 : LA DREAM TEAM

Créée en 2013 par Xavier Niel, l’école 42 est un ovni de l’enseignement supérieur français. Cette école d’informatique, ouverte 24 h/24, 7 j/7, accueille des étudiants âgés de 18 à 30 ans (40 % n’ont pas le bac) qui organisent librement leur cursus autour de projets à réaliser. “Nous sommes convaincus que la créativité naît de la diversité : dans les groupes trop homogènes, le consensus règne. Nous cherchons donc à mettre nos étudiants, peu scolaires et très techniques, en contact avec des profils différents des leurs, explique Nicolas Sadirac (E.10), son directeur. Le partenariat HEC-42, lancé d’abord de manière expérimentale et maintenant institutionnalisée, est à ce titre une réussite. Quand on mélange les deux populations en amont d’un projet entrepreneurial, il change de nature et devient beaucoup plus intéressant.” “HEC a longtemps privilégié des alliances à l’étranger ou avec de grandes écoles d’ingénieurs. Avec 42, elle a vraiment innové en choisissant un partenaire d’un nouveau type, inattendu mais très complémentaire car les bons développeurs sont une ressource rare, sourit Julien Levy. Les observateurs ne s’y sont pas trompés, saluant unanimement l’heureux mariage entre la très respectée HEC et l’iconoclaste trublion 42.

 
 

LA MAJEURE DIGITAL FAIT PEAU NEUVE

“À l’origine, la Majeure MNT était plus académique qu’aujourd’hui, explique Stéphane Madoeuf (H.03), directeur de la Majeure Digital (ex-MNT). À la demande des étudiants et des partenaires, nous l’avons encore davantage axée sur le learning by doing. Désormais, de septembre à janvier, nous alternons semaines de cours (droit, économie d’Internet, stratégie digitale…) et semaines de “challenges” sur des thématiques d’entreprise : E-commerce, Crowdfunding, Digital Consumer, Big Data, Internet des objets... Au deuxième semestre, les étudiants sont scindés en deux spécialisations de neuf semaines.”

Digital - Transformation, conçu pour les futurs digital managers et consultants, leur permet de réaliser une mission de conseil en entreprise, au terme de laquelle ils partent en voyage d’études à New York.

Digital - Entrepreneur, “Startup Launchpad” (en partenariat avec l’école 42), qui intègre, par équipe, des étudiants de la Majeure Digital, de la Majeure Entrepreneur, mais également des étudiants ingénieurs de Paris-Saclay et de l’école 42. Cette spécialisation a pour objectif de lancer des start-ups en neuf semaines.

La Majeure est en pleine expansion : en 2013 elle comptait 37 étudiants HEC et ingénieurs de Telecom Paris, aujourd’hui ils sont 70, plus une quinzaine d’élèves de 42 durant les Challenges et dans la spécialisation Digital - Entrepreneur.

 
Auteur :
Revue HEC

Staff

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